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Dimanche 6 septembre 2009 7 06 /09 /Sep /2009 19:23

Chapitre 4 :  海賊 - Les pirates


 

Un rayon de soleil caressa la joue de Naruto. Il remua légèrement, sans pour autant se réveiller. L’air était bon, frais, l’oreiller douillet, le matelas confortable. Il se dit que rien ne pourrait le tirer de son demi-sommeil. Rien. Même pas…

Sakura : Naruto !

         Il se leva d’un bond…et se prit une claque monumentale.

Naruto : Qu’est ce que…

Sakura : Naruto ! Il est déjà 10 heures ! Dépêche-toi ! On part dans 10 minutes !

         L’intéressé répondit d’une voix encore ensommeillée.

Naruto : On va ou ?

         Il se prit une deuxième claque, encore plus puissante.

Sakura : En mer ! Dépêche-toi !

         Et elle sortit de la pièce en laissant un Naruto encore étourdit. Il examina la pièce. Une chambre, claire, avec trois lits. Malgré les stores fermés, elle était inondée de lumière. Il repensa à son sommeil. Ah…s’il avait pu dormir ne serait ce que quelques heures de plus…Il étouffa un bâillement.

Naruto : Ce qu’elle peut être soûlante des fois…

         De l’autre coté de la porte, une voix retentit.

Sakura : Dépêche toi ! Encore cinq minutes ! Ou on part sans toi !

         A ces derniers mots, le déclic se fit. Il s’habilla en quatrième vitesse. Une fois ses affaires prêtes, il sortit en trompe de la chambre. Dans la salle à manger, un petit déjeuner copieux l’attendait, accompagné d’un mot.

« Nous sommes descendus au ponton privé des Mizuto. Pour nous rejoindre, suis le chemin de terre qui commence à la porte arrière de la maison.

Dépêche-toi ! »

         Il s’empressa de finir de manger, puis suivi les indications de Sakura. Le chemin s’avéra simple à trouver. S’il était dissimulé dans les hautes herbes, pour un ninja il était aussi facile à repérer qu’un caniche rose au milieu d’une rue. Même pour Naruto.

Après de courtes minutes de marche, il arriva au ponton. Caché entre deux falaises, il n’était visible que de la mer, à condition d’être dans un axe bien précis. Une plate-forme en bois s’avançait sur l’eau, dans la continuation du chemin de terre. Sur les planches, Sakura, Sasuke et Yame discutaient.

Yame : …puis il a décidé d’acheter un nouveau bateau, plus grand, pour transporter plus de poissons. L’ancien est donc resté là car on ne voulait pas le vendre. Malgré son âge, c’est un bateau solide et rapide. En plus, il est facile à manier.

Sakura : Vous ne nous accompagnez pas ?

Yame : Désolé de vous dire ça, mais c’est trop risqué. Je veux venger mon père, mais je ne peux pas me permette de disparaître et de laisser Shinichi seul. Ce serait impardonnable.

Sakura : Je comprends.

Naruto : On y va ou quoi ?

         Ils firent volte-face dans un même ensemble.

Sakura : C’est pas trop tôt ! J’ai bien cru qu’on allait devoir te traîner ici par les oreilles

Naruto : Ouf, j’ai eu chaud. La connaissant, elle aurait été capable de le faire.

Sasuke : Il va être temps d’y aller.

Yame : En effet, et bien je vous souhaite bon courage.

Sasuke : Ne vous inquiétez pas, nous avons l’habitude.

         Sasuke se dirigea vers le bateau, déjà prêt à partir. Naruto était surpris. Malgré sa taille normale, il ne l’avait pas remarqué en arrivant. Un navire simple : un mât, une voile. Mais taillé en longueur, de manière aérodynamique.

         A son tour, il grimpa dedans et posa son sac près de ceux de ses amis. Yame détacha le bateau qui commença à partir.

Yame : Bonne chance ! Et revenez vite !

         Il leur fit de grands signes de la main, accompagné de Shinichi, sortit d’on ne sait où. Les ninjas leur répondirent. Le bateau commença à prendre de la vitesse. Petit à petit, ils s’éloignèrent des côtes jusqu’à ce qu’elles ne soient plus qu’une ligne sombre à l’horizon.

Sasuke s’assit sur le pont et sortit une carte de son sac. Il prit une boussole et commença à faire des marques sur le papier. Naruto s’approcha.

Naruto : Tu fais quoi ?

Sasuke : Yame m’a donné les informations nécessaires pour rejoindre la zone. Je les reporte sur la carte. Tout ninja doit savoir faire ça.

         Naruto blêmit. Aurait il négligé la navigation ?

         A l’avant du bateau, Sakura tenait la barre, tout en regardant les vagues. Bleues, vertes, elles ondoyaient à l’infini. Un ballet. Un ballet rassurant mais qui avait quelque chose …d’inquiétant. Un long frisson glacé parcourut le corps de la jeune fille.

Sakura : J’ai un mauvais pressentiment.

 

         Ils arrivèrent en fin d’après-midi. La journée avait été longue et tous étaient épuisés. Mais ils étaient surtout sur le qui-vive. Quoi de plus normal, ils étaient en territoire inconnu et ennemi. L’impatience se lisait sur leurs visages. Ils entraient enfin dans le vif de l’action. S’ils devaient risquer leur vie quelque part se serait ici.

         Sakura ralentit le navire. A bord, le silence était palpable, comme leur tension. Soudain, un bateau apparu à l’horizon. En quelques minutes, il parcouru la moitié de la distance qui les séparaient. Les ninjas purent alors l’examiner. Un immense bateau. Deux fois le leur, autant en largeur qu’en longueur. Trois mâts, avec trois grandes voiles. Taillé pour la traque, sans aucun doute possible. Ils n’avaient aucune chance de leur échapper. Déjà, le colosse de bois avait fini l’autre moitié. A son bord, trois personnes visibles. Trois ninjas. L’un d'eux pris la parole.

Pirate : Vous n’avez toujours pas comprit ? Combien de bateaux va-t-il falloir couler pour que ça rentre ? Mais vous êtes jeunes en plus !

         Il ricana.

Pirate : Alors comme ça les pêcheurs ont tellement peur qu'ils envoient leurs gamins se faire massacrer à leur place ! Les lâches !

Naruto : Espèce de…

         Naruto, énervé, commença à composer les signes d'un jutsu. Sasuke se jeta sur lui. Ils se retrouvèrent par terre, le brun sur le blond. Ce premier souffla à l'oreille du second :

Sasuke : Naruto… Tu vas tout faire foirer ! Ils ne doivent pas savoir que nous sommes ninjas ! Sinon, Yame et les habitants seront en danger.

         Sasuke se redressa vivement. Heureusement, les ninjas ennemi interprétèrent la situation autrement.

Pirate : Pas la peine de pleurnicher. Gamins ou pas, vous n'avez pas respecté les règles. La sanction sera la même pour vous que pour les autres. Vous pouvez commencer à prier !

         Sakura jeta un regard désespéré à Sasuke. Ils étaient coincés. S'ils tentaient la moindre technique, les villageois seraient en danger. Mais ils ne pouvaient pas attendre la mort ainsi…

Naruto : Bon…euh…on fait quoi là ?

Sasuke : Là on n'a pas le choix, on va attendre.

         En face d'eux, les pirates commencèrent à composer leurs signes. Nombreux, très nombreux. Rapides, très rapides. Cela ne présageait rien de bon. De leur coté, les ninjas de Konoha c'étaient figés, attendant la suite des évènements. Elle ne tarda pas à arriver.

Les trois pirates : Tourbillon de l'enfer !

Sasuke : Maintenant ! Sautez !

         Il courut vers le bord du bateau, et plongea dans l'eau. Sakura et Naruto eurent une seconde d'hésitation. Quant une secousse ébranla le bateau, ils se décidèrent, et se jetèrent par-dessus bord. Ils atterrirent près de Sasuke, en grandes éclaboussures. Immobile, il regardait derrière eux. D'un même mouvement, Sakura et Naruto se retournèrent. Le bateau tanguait dangereusement. Il commença à tourner en cercles. Non. Pas en cercles. En spirales. Il était prit dans le tourbillon. Naruto commença à s'agiter. Ils étaient attirés par le monstre d'eau !

Sasuke : Vite ! Nagez ! Utilisez votre chakra !

         Sakura concentra son chakra dans ses pied, et commença à nager aussi vite qu'elle pu. A ses cotés, les garçons faisaient de même. Ils nageaient pour sauver leur peau. Mais le tourbillon les emportait, inexorablement. Ils ne pouvaient qu'essayer de résister.

         Un craquement sinistre retentit derrière eux. Le bateau avait atteint l'œil. Ils eurent simultanément la même pensée : dire qu'il y a quelques minutes, ils étaient à son bord. Ils accélérèrent, mais leurs membres se fatiguaient. Ils ne pourraient résister éternellement.

         Sakura peinait. Cela faisait plusieurs minutes déjà qu'ils nageaient, mais ils n'avaient pas avancés d'un pouce. Au contraire, ils reculaient. Elle bu la tasse, toussa. Ses forces la lâchaient Elle bu la tasse une seconde fois. Son esprit s'engourdit petit à petit. Elle se laissa emporter par le courant, et sombra dans l'inconscience. La voix de son ami fut la dernière chose qu'elle entendu.

Naruto : Sakura !

_________________________________ * * *_________________________________


    Voila le chapitre tant attendu. Je suis vraiment désolée pour le retard mais avec la rentrée... Enfin bon. C'est vrai que c'est une excuse facile. A plus pour la suite!


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Dimanche 13 septembre 2009 7 13 /09 /Sep /2009 16:04

Chapitre 5 : 目覚め – Réveil

 

 

 

 

Noir. Tout était noir. Il était plongé dans un gouffre sans fin. Mort. Oui. Sûrement. Il était sûrement mort. Un frisson s'empara de lui, et raviva sa douleur au ventre. Il avait échoué. Jamais il ne pourrait se venger de…Douleur !? On souffre quant on meurt ?

Sasuke ouvrit les yeux.

 

Le noir s'étendait au dessus de lui. Encore du noir. Mais ce noir là n'était pas complet. Une multitude d'étoiles le parsemait. Toutes aussi brillantes les unes que les autres. Un tapis de lumière. Mais l'astre de nuit les surpassait amplement. Bien qu'elle ne soit pas complète, la lune diffusait suffisamment de lumière pour permettre d'y voir clair.

Le jeune homme se perdit dans la contemplation des cieux pendant quelques minutes. Quand il émergea enfin, il se souvint. De tout. Le tourbillon. La lutte. Sakura. La noyade. La douleur. Ainsi, il avait survécu, mais qu'en était il des autres ?

Il se redressa, et ne pu retenir un cri étouffé. Il porta la main à son ventre et la ramena dégoulinante de sang. Pas bon. Il avait du se prendre un morceau du bateau pendant son inconscience. Malgré la douleur, il se força à ce lever. Il grimaça et regarda autour de lui.

Il se trouvait sur une plage. A gauche, l'eau. A perte de vue. A droite, le sable, puis la forêt. Entre les deux une tache orange. Naruto !

Sasuke s'avança avec la vitesse que lui permettait son état, c'est à dire lentement. Quant il arriva à la hauteur de son ami, il se pencha au dessus de lui.

         La surprise le cloua sur place. Naruto n'avait rien. Strictement rien. Pas la moindre égratignure. Pas la plus petite trace de marques ou de bleus. Pourtant, il avait été prit dans le tourbillon lui aussi. Alors pourquoi était il indemne ? A ce moment là, le ninja ouvrit un œil, puis deux.

Naruto : Sasuke ?

         Il s'assit en tailleur.

Naruto : Oulala ! J'ai un de ces mal de crâne moi ! Qu'est ce qui c'est passé ?

         Sasuke ne pu retenir un sourire. Au moins, Naruto n'avait pas changé.

Naruto : Mais…tu es blessé !

Sasuke : Oui…enfin bon. Ce n'est rien.

Naruto : Tu parles ! Tu dégoulines de sang ! Fais au moins un bandage !

         Sasuke ignora sa remarque.

Sasuke : Si on est arrivés ici, Sakura doit y être, non ?

Naruto : C'est vrai. Si ça se trouve, elle est blessée aussi !

         Il se leva d'un bond et marcha d'un pas vif le long de la plage. Sasuke se dirigea péniblement vers la forêt.

Naruto : Qu'est ce que tu fais ? On va pas chercher Sakura ? Si elle s'est échouée elle sera plutôt…

Sasuke : Deux secondes.

         Il s'approcha d'un arbre, et tout en s'appuyant sur le tronc, il balaya le sol des yeux. Naruto le vit se pencher en avant puis revenir en prenant appuis sur un bâton. Il arriva à sa hauteur.

Sasuke : C'est bon. On peut y aller.

         Naruto lui jeta un long regard. Sasuke vit la lueur d'inquiétude qui y brillait. Il soupira.

Sasuke : Allez dépêches-toi, on a pas que ça à faire.

         Il commença à marcher, et fut vite rejoint par Naruto. Celui-ci plaça ses mains en porte voix et commença à crier.

Naruto : Sakura !

Sasuke : Tu peux éviter de me crier dans les oreilles ?

Naruto : Mais je…

         Il s'arrêta. Il venait d'entendre un cri. Il se tourna vers son ami.

Naruto : T'as entendu ?

Sasuke : Bien sûr. Mais recommence.

         Naruto s'exécuta. La réponse ne se fit pas attendre. Une voix étouffée parvint de l'orée de la forêt, à quelques mètres devant eux. Ils s'y précipitèrent, avec toute la vitesse dont ils étaient capables, car le jeune blond aidait son ami.

Naruto : Sakura ! Tu vas bien ?

         Il venait de l'apercevoir. Le dos contre un arbre, Sakura faisait peine à voir. Recouverte de boue et de sang, avec de multiples égratignures sur tout le corps. Ses vêtements étaient déchirés par endroits e ses cheveux roses n'avaient plus rien de lisse. Mais ce qui choqua les deux garçons, fut son visage. Coupé de partout, il reflétait la souffrance qu'elle endurait. Des traces de larmes descendaient de ses yeux emplis de désespoir. Elle murmura d'une voix faible, entrecoupée de sanglots.

Sakura : Je…J'ai cru que vous ne viendrez jamais… que …je serai seule pour toujours….

         Naruto la prit dans ses bras. Sakura se laissa faire, trop traumatisée pour réagir. Ce geste la rassurait même.

Naruto : Là…Calme toi. On est là maintenant. On est avec toi.

         D'un mouvement de tête, il fit signe à Sasuke de se rapprocher. Il avança d'un pas, mais resta à l'écart. Les émotions s'était pas son truc. Naruto continuait de réconforter son amie.

Naruto : Tout va bien se passer, ne t'en fait pas…

         Petit à petit, les sanglots de la jeune fille cessèrent. Sa tête se posa lentement contre l'épaule de Naruto, puis ses yeux se refermèrent. Naruto s'alarma.

Naruto : Qu'est ce qui se passe ? Elle est morte ? Pourquoi elle….

Sasuke : Calme-toi imbécile ! Elle dort. Et tu ferais mieux d'en faire autant.

Naruto : D'accord. Mais tu viens aussi alors.

         A contre cœur, Sasuke s'approcha puis s'assit contre l'arbre, de l'autre coté de Sakura. Il grimaça de douleur. Satanée blessure ! Il l'avait déjà oubliée!

         Il entendit Naruto lui chuchoter :

Naruto : Bonne nuit Sasuke.

         Il ne répondit pas. C'était inutile vu que Naruto dormait déjà. Ses ronflements devaient être audibles à un kilomètre à la ronde. Il sourit, ferma les yeux. Doucement, il bascula dans les bras de Morphée.

 

* * *

 

Sasuke ouvrit les yeux. Pour les refermer aussitôt. Trop de lumière. Quelle heure était-il ? Sans doute midi, à en juger par la luminosité. Il réouvrit les yeux. Oui, midi. Le soleil était haut dans le ciel. Il regarda autour de lui. Sakura était appuyée sur son épaule. Ou plutôt allongée contre. Elle avait dû bouger en dormant. Il la poussa légèrement, et tout en se levant, la posa délicatement sur le sol.

Le jeune homme se dirigea vers la mer et s'assit sur le sable, hors de portée de l'eau. Il enleva son tee-shirt, pour se retrouver torse nu. Il examina alors sa blessure. Profonde. Longue. Son doigt la caressa sur tout le long. Il frémit. Douloureuse.

Sakura : Tu aurais pu me dire que tu étais blessé.

Il ne prit même pas la peine de se retourner ou de répondre, se retenant de dire que la veille elle n'était pas en état d'écouter quoique ce soit. Sakura vint se placer

En face de lui, les poings sur les hanches. Elle écarquilla les yeux. Sasuke était torse nu !

Sakura : Qu'est ce qu'il est musclé. Il est tellement beau… Mais qu'est ce que je raconte, il est blessé et moi je l'admire !

         Elle se reprit, mais cela n'échappa pas au jeune homme. Un sourire en coin s'afficha sur son visage, mais il choisit de ne rien dire.

         Elle s'assit en tailleur. Rapidement, ses mains composèrent les sceaux et s'illuminèrent d'un halo vert. Elle les appliqua sur le ventre du jeune homme, le long de la blessure.

         Ils restèrent plusieurs minutes ainsi, immobiles. Sakura les yeux fixés sur la plaie, Sasuke sur l'océan. Il sentit sa peau se refermer pour recouvrir l'ensemble de sa chair à vif. La douleur diminua mais resta présente. Il leva des yeux interrogateurs vers Sakura.

Sakura : J'ai fait ce que j'ai pu. L'entaille est si profonde que je ne peux pas réparer tous les tissus. Ça se fera naturellement avec le temps. J'ai refermé la plaie pour arrêter l'hémorragie. Tu ne devrais plus trop souffrir. Seulement, dans les prochains jours, fait attention à toi, ne force pas trop.

         Tout en parlant, elle avait retiré ses mains. Une longue cicatrice barrait maintenant l'abdomen de Sasuke.  Il la contempla longuement, avant de redresser son visage vers Sakura.

Sasuke : Merci.

Naruto : Waouh ! Depuis quand tu dis "merci" toi ? C'est nouveau ou bien c'est cet endroit qui te change ?

         Sasuke ne répondit pas. Mais ne savait pas à quel point son ami était proche de la vérité. Ils restèrent pensifs un moment, regardant la mer. Sakura rompit le silence.

Sakura : Maintenant que tu es réveillé, on fait quoi ?

Sasuke : Je propose qu'on longe la plage. On finira bien par tomber sur un village.

Sakura : Ça me va. Et toi Naruto ?

Naruto : Ok pour moi aussi. Alors c'est partit !

 

_________________________________ * * *_________________________________

     Voici le chapitre 5. Pour les impatient(e)s, on vera d'autres équipes dans le prochain chapitre. Mais patience, car je risque (très beaucoup) de prendre du retard. J'ai pleins de choses à faire en ce moment et malheureusement je ne peux pas mettre cette histoire dans les plus importants.
 
        Petite pub car malheureusement je ne peux pas mettre ce blog ( un de mes préférés) dans mes favoris,
==>Yuki & Tsuki !


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Mercredi 30 décembre 2009 3 30 /12 /Déc /2009 18:22

Chapitre 6 :  海難 – Naufrage

 

 

Neji-Tenten-3.png 



       Neji toussa. Une fois, puis deux. Il leva brusquement la tête, en quête d’air frais. Un gros « plouf » lui signala que quelque chose venait de tomber à l’eau. Il n’y fit pas attention et examina les environs.

         Il était sur une planche, en plein milieu de l’océan. A côté de lui, Lee était inconscient, sur la même planche. Un détail le frappa soudain. Il se jeta sur son ami et commença à le secouer dans tous les sens.

Neji : Lee ! Lee ! Où est Tenten ?

Lee : Je sais pas moi. Elle était pas avec nous ?

         Soudain, Neji comprit.

Neji : Merde.

         Il prit une grande inspiration et plongea sous l’eau, laissant un Lee seul et déboussolé. Un mouvement dans le fond attira son attention. Il s’y précipita. Malheureusement, il ne s’était trompé. Tenten était avec eux sur la planche jusqu'à ce qu’il bouge. A ce moment là, elle avait du tomber à l’eau. Etant déjà inconsciente, elle risquait sérieusement de se noyer.

         Le jeune homme serra les dents et accéléra la cadence. Il arriva rapidement à la hauteur du corps de sa coéquipière. Délicatement mais sûrement, il la prit par la taille et remonta à la surface.

         Lee les attendait, réveillé pour de bon. Il l’aida à l’allonger sur la planche.  Mais celle-ci ne flottait pas avec le poids de la jeune fille, bien que Tenten soit normale. Neji la garda donc dans ses bras, accroupi sur l’eau.

Lee : Zut ! On fait comment ? Elle va bien ?

Neji : Oui. Enfin je crois.

         Il activa son byakkugan. Les yeux posés sur le corps de la jeune fille, il l’examinait. Son ami attendait accroché à la planche. Ne pouvant pas contrôler son chakra comme les autres, il lui était impossible de marcher sur l’eau. Soudain, le visage de Neji prit une expression paniquée, mais Lee ne le vit pas, il regardait au loin.

Neji : Elle ne respire presque plus !

         Voyant que Lee ne réagissait pas, il cria presque :

Neji : Lee ! Tenten ne respire pratiquement plus ! Il faut lui appliquer les soins d’urgence !

         Lee parut redescendre sur terre.

Lee : Quoi ?! Les soins d’urgence ! On n’a qu’à les lui appliquer là-bas.

         Neji regarda dans la direction qu’il indiquait. On apercevait de la terre au loin. Ils devaient la rejoindre au plus vite. Un plan s’imposa alors à Neji.

Neji : Je n’ai plus beaucoup de chakra, alors on va faire autrement. Je vais utiliser ce qu’il me reste pour maintenir Tenten en surface, et tu me pousseras par les pieds.

Lee : Je vois, et on arrivera là-bas en moins de deux. Ok. Prépare-toi, Le fauve de Jade entre en action !

         Neji s’allongea sur le dos, Tenten sur son ventre, et ils appliquèrent sa méthode. Celle–ci se révéla très efficace. Lee battait des jambes à une vitesse folle. C’était un moteur à lui tout seul. La côte se rapprochait à vue d’œil. Il aperçut des arbres, et au loin une éminence rocheuse. Il baissa les yeux. Tenten était pâle comme la mort. Son cœur s’accéléra, son allure aussi. La vie de la jeune fille reposait sur ses épaules. Il n’avait pas le droit à l’erreur. Il aperçut la plage de sable blanc : ils arrivaient. Elle se rapprochait de plus en plus, à moins que ça ne soit le contraire. Soudain, Lee sentit un changement dans l’eau. N’ayant pas le temps, il préféra le noter dans un coin de sa tête : il en parlerai à Neji plus tard.

         A 30 mètres de la plage, il ne ralentit toujours pas. Il le fit au dernier moment, quand ses pieds entrèrent en contact avec la terre ferme. Quand Neji su qu’ils étaient arrivés, il se leva d’un bond, Tenten dans ses bras. Il la posa délicatement sur le sable chaud et l’examina à nouveau. Il releva la tête brusquement.

Neji : Elle ne respire plus !

         Lee ne cacha pas sa surprise. La voix de Neji avait tremblé. C’était la première fois qu’il le voyait paniqué comme ça. Son ami regardait dans le vide, perdu dans ses pensées. Il ne savait pas quoi faire ! Lee décida qu’il était temps de prendre les choses en main.

Lee : Neji ! Reprend-toi ! Tenten va mourir si tu ne réagis pas. Il faut lui faire du bouche à bouche. Je suis beaucoup trop essoufflé pour être efficace. Alors c’est à toi d’agir.

         Neji se reprit d’un coup. Sans se le faire dire deux fois, il s’activa. Il se mit à genoux à coté de Tenten et approcha ses lèvres des siennes. Le contact se fit. Elle avait les lèvres douces, sucrées. Il lui envoya de l’air, puis leva la tête. Lee appuya sur le torse de la jeune fille par à-coup.

Lee : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9,10 !

         A dix, Neji recommença. Ils continuèrent ainsi sans relâche, pendant ce qui leur sembla être une éternité. Ils ne voulaient pas arrêter car pour eux se serait comme se résigner, accepter le départ de Tenten. C’était trop dur.

Lee refoula ses larmes. Tenten était une amie, une vraie. Elle était toujours là pour lui ou pour Neji quand ils en avaient besoin (même si Neji ne se confiait jamais). C’était une fille joviale, qui avait du naître avec un sourire accroché au visage. Une larme perla au coin de son œil et glissa doucement le long de sa joue. Non. Il  ne fallait pas abandonner. Tenten ne pouvait pas mourir.

Il se reprit et continua le massage cardiaque avec Neji. Celui-ci répétait ses mouvements inlassablement, de façon mécanique. Son regard était plus fermé que jamais. Et Lee savait que même s’il faisait tout pour ne pas le montrer, son ami était vraiment bouleversé.

         Lee hoqueta de surprise. Neji se tourna cers lui.

Neji : Qu’est ce qu’il y a? Tu vas bien ?

Lee : Neji …je...euh…Tenten…le…son pied…il a bougé !

         En effet, c’était même la main qui remuait maintenant. Ils cessèrent le massage cardiaque et observèrent le corps de la jeune fille. Un à un, chacun de ses membres étaient pris de sursauts. C’était comme si elle reprenait possession de son corps, et le testait pour vérifier que tout était en bon état.

         Neji la détailla un moment. Puis il se leva et partit en direction de la forêt.

Lee : Qu’est ce que tu fais ?

         Sans même se retourner, Neji lui répondit :

Neji : Chercher de quoi manger.

         Et il disparut entre les branches

         Lee soupira et se pencha au dessus de Tenten. Celle-ci ouvrit brusquement les yeux. Elle hoqueta, à la recherche d’air.

Le ninja la mit en position assise, et dans le même geste lui assena une forte tape dans le dos. Un long filet d’eau jaillit de sa bouche. Elle aspira un grand coup, pour remplir ses poumons d’air. Elle toussa, cracha et aspira encore pendant quelques minutes. Quand elle prit conscience de la présence de Lee, elle se tourna vers lui, le sourire déjà revenu sur son visage.

Tenten : Je…Qu’est ce qui c’est passé ?

         Il lui raconta l’épisode du naufrage et celui de sa noyade. Quand elle apprit qu’elle avait failli y rester, elle se jeta sans ses bras.

Tenten : Oh ! Merci Lee ! Tu m’as sauvé la vie.

Les joues du garçon prirent une teinte rose vif. Mais la jeune fille ne s’en aperçut pas.

Lee : Euh…Tenten. Je n’était pas tout seul, il y avait Neji aussi.

         Elle eu un temps d’arrêt. Comment avait elle pu oublier Neji ? Sans façon, elle secoua Lee par les épaules. Pauvre Lee, c’était la deuxième fois en une heure qu’il se faisait malmener ainsi.

Tenten : Où est il ? Il lui est arrivé quelque chose ? Il est blessé ? Répond-moi Lee !

         Lee poussa un soupir de soulagement quand elle se décida enfin à le lâcher. Elle n’y était pas allée de main morte ! Surtout pour une fille qui venait de frôler la mort de près !

Lee : Ne t’inquiète pas, il va bien. Il est juste parti chercher à manger et se changer les idées parce que… enfin tu vois…

Tenten : Non, je vois pas Lee.

Le visage de Lee était maintenant d’un beau rouge cerise. Après un temps d’hésitation, il souffla un bon coup puis se lança :

Lee : Après ta noyade, tu respirais difficilement. Il fallait t’appliquer d’urgence les premiers soins. Alors on a foncé ici. Mais on s’est rendu compte que tu avais carrément arrêté de respirer. Alors on a du faire le bouche-à-bouche, c’était la seule solution. Et tu vois, en vrai, sur une amie, c’est pas pareil que sur un mannequin. Et…

         Tenten le coupa, n’y tenant plus. Une question lui brûlait les lèvres.

Tenten : Qui ? Lequel de vous deux à …

Lee fini par avouer :

Lee : Neji.

         Le silence se fit. C’est à ce moment que le Hyuuga fit son apparition, un lapin à la main.

Neji : J’y crois pas. Je vais chercher de quoi manger et quand je reviens vous n’avez pas bougé. Même pas un feu de camp. Faut vraiment tout faire soi-même.

         Il retourna vers la forêt, sans avoir lâché son gibier pour autant.

         Lee et Tenten se regardèrent, interdits. La seconde risqua une question :

Tenten : Il est comme ça depuis longtemps ?

Lee : Depuis…

         Il chercha dans ses souvenirs.

Lee : …le naufrage.

Tenten : Espérons que ça passe. Sinon, il faudra faire quelque chose.

         Lee hocha silencieusement la tête.

        

***

Les flammes montaient haut dans le ciel. Rougeoyantes ondulations, elles s’entrelaçaient, se séparaient, recommençaient. La magie de ce ballet échappait pourtant aux trois humains présents. Deux d’entre eux discutaient à voix basse, tandis que le troisième partait à l’écart, sur la plage.

Tenten : Il n’a pas dit un mot de tout le repas. Il faut que tu ailles lui parler, tu es son meilleur ami. Et puis je crois… je crois que je n’en ai pas a force.

Lee : Ne dit pas ça. Tu es importante à ses yeux. Et ce n’est pas à moi d’aller lui parler. Il n’y que toi qui puisses l’aide l’aider. Crois-moi.

Tenten : Je…

Lee : Bon. Je suis vraiment fatigué. Courage, rappelle-toi que c’est aussi ton ami.

         Sur ces derniers mots, il lui lança un regard encourageant puis partit s’allonger à coté du feu.

         Tenten soupira, et se retourna. Elle contempla un moment le jeune homme assis dans le sable, face à la mer. Celui qui occupait ses pensées.

Elle se dirigea alors vers lui, les paroles de Lee toujours en tête.


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Lundi 19 avril 2010 1 19 /04 /Avr /2010 12:15

Chapitre 7 : – Île

 

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Ils avaient marché toute la journée. Ou plutôt, ils avaient erré. Sous un soleil de plomb, avec quelques feuilles en guise de chapeau. Leurs pas lourds s’enfonçant dans le sable. La forêt était trop dense pour espérer y avancer efficacement. De plus, ils avaient plus de chance de croiser quelqu’un à découvert. Mais il n’y avait rien ni personne. Juste la mer, le sable et la forêt. Tous étaient exténués. Ils ne s’étaient pratiquement pas arrêtés, à part pour manger évidemment.

Ce dernier point n’avait pas été un problème. La forêt regorgeait de fruits en tous genres. Acides, amers, sucrés, salés, ils avaient presque tout essayé. A part les drôles de fruits bleus, en forme de banane. On ne sait jamais.

Naruto : C’est quand qu’on s’arrête ? Il fait déjà presque nuit.

Sakura : Arrête de te plaindre. Si on veut pouvoir continuer la mission, il faut retrouver un village. On a déjà assez de retard comme ça. Tous les autres ont déjà fini je suis sûre…

         Elle avait dit cette dernière phrase d’un ton désespéré. Sasuke le remarqua et décida d’être clément. Après tout, lui aussi était fatigué. Même s’il ne le montrait pas.

Sasuke : Bon les feignants, on s’arrête ici. J’ai pas envie de me trimballer deux gamins toute la nuit.

         Naruto se laissa tomber sur le sol avec un soupir de soulagement. Il n’avait même plus la force de s’énerver contre son rival.

Naruto : C’est pas trop tôt ! Un peu de repos bien mérité.

         Il vit Sakura se pencher au-dessus de lui, les poings sur les hanches.

Sakura : Et le feu ? Tu crois qu’il va se faire tout seul ? Allez, au travail !

         Sur ce, elle partit aider Sasuke, partit chercher des fruits dans la forêt depuis un moment.

         Le jeune ninja s’assit en tailleur.

Naruto : Comment est-ce qu’elle veut que je fasse ? Avec mes mains ? Mais elle en a de bonnes!

         Son regard balaya l’horizon, à la recherche d’un quelconque indice. Il s’arrêta sur un petit tas de branches. Le jeune homme courut ramasser deux morceaux de bois, puis revint avec sa trouvaille.

Naruto : Voyons, ça devrait pas être trop compliqué. Il suffit de prendre deux branches, une au sol, l’autre à la main et les frotter l’une contre l’autre.

            Tout en parlant, il s’activa. Mettant ses souvenirs un peu basiques en pratique.

Il commença doucement, puis ne voyant pas d’étincelles jaillir – il faut dire que la patiente n’était pas sa première qualité (ni la seconde d’ailleurs) – il accéléra. Pendant 10 longues minutes, il frotta, souffla, s’escrima à faire du feu. Puis un craquement retentit, suivit d’un hurlement désespéré.

Naruto : Non !!! C’est pas possible ! J’y arrive pas et en plus, il casse ! J’en ai marre !

         Une voix grave retentit derrière lui.

Sasuke : C’est pourtant pas compliqué, imbécile.

Katon, Gōkakyu no jutsu!

         Reconnaissant la technique de Sasuke, Naruto bondit sur le coté. Juste à temps. Devant lui, là où il avait fait auparavant un tas de bois, flambait un magnifique feu. Les flammes, comme vivantes, ondulaient déjà vers le ciel. Sasuke avait réussit à faire en cinq secondes ce que lui n’arrivait pas à faire en dix minutes. D’accord, Sasuke possédait un jutsu de feu. Mais quand même, il l’avait fait.

         Il tomba sur les fesses, profondément agacé. Quand ses compagnons arrivèrent à sa hauteur, il crut même voir une lueur d’amusement dans les yeux de Sakura.

Naruto : C’est pas juste !!!

 

         * * *

         Il entendit quelqu'un approcher. Sans même se retourner, il savait qui. Des pas qui se voulaient assurés, mais qui en réalité étaient hésitants. Une respiration un peu fatiguée, comme après une longue apnée. Et pour finir, une odeur de fleur, de bonheur. Tenten.

         Elle s’assit à ses cotés sans un mot. Son regard dirigé vers le soleil, elle paraissait réfléchir. Il ne dit rien, resta immobile. Il savait ce qu’elle voulait lui dire, mais préférait la laisser faire.

         Il reporta son attention vers l’horizon. L’astre du jour avait déjà presque disparut. Irradiante de lumière, la seule partie encore visible n’avait d’égale que la beauté du ciel. Un ciel de feu. Orange, rouge, violet à certains endroits. On aurait dit qu’il s’embrasait, pour mieux renaître le lendemain. Tel un phénix. Mais ce n’était pas tout. Sa copie se mouvait en dessous. Le miroir d’eau reflétait une version ondoyante de la réalité, presque irréelle. Harmonie. Parfaite symétrie, l’eau le feu et l’air se rejoignait en un spectacle infini.

Tenten : Merci

         La vue de ce spectacle magique lui avait redonné confiance en elle. La force suffisante pour parler. Mais elle ne s’arrêta pas là.

Tenten : Merci de m’avoir sauvée. J’ai conscience que je vous doit une immense dette, à toi et à Lee. Mais j’avoue que je ne comprends pas. Depuis mon réveil, je te trouve… distant. Lee pense la même chose. Pourquoi ? Pourquoi est-ce que tu ne nous adresses plus la parole ? Pourquoi t’est tu enfermé dans une bulle ? Tu m’en veux ? J’ai fait quelque chose de mal ? Ou alors tu…

Neji : Tenten…

         La voix était lasse, mais le ton sans appel. Pourtant, la jeune fille poursuivit sa tirade, désireuse de dire ce qu’elle avait sur le cœur.

Tenten : Ou alors tu es choqué par ce qu’il s’est passé. Ça arrive à tout le monde, crois-moi. Je le comprendrai si c’était le cas mais…

Neji : Tenten.

         Cette fois ci, il aurait été vain de chercher une quelconque trace de lassitude dans la voix de Neji. Le ton était dur et Tenten du cesser sa tirade.

Neji : Cela ne sert à rien de lancer des questions sans attendre de réponses. Si je t’ai offensée, j’en suis désolé. Mais tu ne me dois rien. Il n’est pas question de dettes entre nous, dans une équipe. Pour en revenir aux évènements de la journée, oublie. Ne te tracasse pas avec des soucis inutiles. Sur ce, je vais me coucher. Bonne nuit Tenten.

         Il partit, la laissant seule sur le sable, face à la mer. Quel idiot il avait été de réagir comme ça ! Il avait laissé ses sentiments le submerger, entraînant l’inquiétude de ses amis. Il serra les dents. Il ne devait plus rien laisser paraître.

         Au-dessus des deux adolescents, la lune brillait, claire et pure.

         Ils n’avaient pas échangé un seul regard.

 

         Lumière. Jour.

         Le soleil venait de se lever. Encore bas dans le ciel, son avènement commençait. L’astre de jour détrône l’astre de nuit et reprend sa place. Eternelle bataille.

         Un bâillement se fait entendre, suivit de près par un deuxième, puis un troisième. Une tête se lève, encore ensommeillée. Les yeux éblouis par la clarté du jour, Tenten regarde autour d’elle.

         Le sable. La plage. Les vagues. La mer. Au loin, elle aperçoit une tâche verte. Lee. Il court, s’arrête, enchaîne une série d’abdominaux. Puis reprend.

Infatigable. Quel que soit le lieu, le moment, et le temps, il s’entraîne.

         Un bruit, un souffle. Elle reporta son attention à droite. Neji venait de se lever. Il s’étira puis se tourna vers elle, un léger sourire aux lèvres.

Neji : Bonjour.

         Tenten n’en revenait pas. Il avait sourit ! Certes, se n’était qu’un sourire bref et simple, mais il avait sourit. Elle en conclut que leur discussion de la veille était oubliée. Ou simplement mise de coté.

         Elle se leva à son tour et comme Neji, s’étira. Une façon de dire bonjour à chacun de ses muscles, de ses articulations. Elle se tourna vers le jeune homme qui attendait avec patience.

Tenten : Bonjour.

         Elle souriait. Pas d’un sourire éphémère. Non. C’était son sourire à elle. Celui de la journée. De la vie. Un sourire serein.

         Le calme fut cependant troublé par un grognement. Son ventre. Elle avait faim. Lee et Neji aussi sans doute. Elle partit dans la forêt. Elle y trouverait sûrement quelques fruits. Neji, qui marchait à ses cotés, lui confirma cette pensée.

Neji : J’ai repéré quelques arbres fruitiers hier soir. Je vais te montrer.

         Ils s’enfoncèrent dans la forêt.

 

Lee : Mmm. Ch’est trop bon. Ch’est quoi ?

         Tenten éclata de rire.

Tenten : On ne parle pas la bouche pleine Lee ! Ce sont des fruits, mais ils ne ressemblent à rien de connu. En tout cas, on sait qu’ils sont comestibles maintenant.

Lee avala tout rond. Il lui lança un regard qui se voulait noir mais qui n’eut pour unique résultat que de faire rire la jeune fille. Il sourit à son tour, et se tourna vers Neji. Il était plongé dans ses pensées depuis le début du repas.

Lee : Quelque chose ne va pas Neji ?

Neji : J’essaie de comprendre. Nous nous sommes cachés à bord d’un bateau de pêche mais il s’est arrêté en pleine mer, avant d’être secoué par un courant marin sortit de nul part. Nous étions dans les calles et par conséquent, nous n’avons pas vu ce qui c’est réellement passé. J’ai juste eu le temps d’activer mon byakugan pour voir cinq personnes sur un navire qui s’éloignait. Ensuite, nous avons du nous assommer contre les parois.         Il marqua une pause, puis reprit sous le regard maintenant sérieux et pensif de ses coéquipiers.

Neji : Nous nous sommes réveillés dans l’eau, au large de cet endroit, accrochés à des planches. J’en déduis que le bateau n’a pas pu résister à la force du courant. Mais pourquoi étions-nous hors du bateau ?

Tenten : Quand je vous ai vu perdre connaissance, toi et Lee, j’ai compris que je n’allais pas tarder à faire de même. Le bateau bougeait de plus en plus. Je me doutais qu’il était pris dans un genre de tempête, et qu’il allait couler. J’ai juste eu le temps de lancer des parchemins explosifs sur la coque avant de recevoir une poutre sur la tête.

Neji : Je comprends mieux maintenant. Bonne réaction Tenten. C’est grâce à toi que nous sommes en vie.

         La jeune fille le coupa.

Tenten : Mais comme vous m’avez sauvé la vie peu après, nous sommes quittes.

         Un moment s’écoula avant que Neji reprenne la parole.

Neji : Maintenant ce point éclaircit, il en reste un autre à déchiffrer. Le courant nous a fait dériver jusqu’ici. A en croire la végétation de la forêt et la tranquillité de la plage, cet endroit est inhabité. Je ne me souviens pas avoir vu de lieu tel que celui-ci sur la carte. Donc, où sommes nous ?

         La réponse ne se fit pas attendre.

Lee : Île. Nous sommes sur une île.

 


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Mardi 18 mai 2010 2 18 /05 /Mai /2010 18:53

Chapitre 8 : 再会 – Retrouvailles

 

Kankuro-Tenten.jpg 

 

Neji et Tenten : Une île ?!

Lee : Oui. En fait je m’en doutais dès le moment où…

         Il fut interrompu par un cri venant du bord de l’eau. Avant qu’ils n’aient eu le temps d'en voir la source, une voix se fit entendre :

… : Hé Ho !

         Une jeune fille blonde, juché sur un éventail géant, leur faisait des grands signes de la main. Souriante jusqu’aux aux oreilles, elle paraissait déborder d’une énergie incroyable. Paraissait seulement, car sa respiration prouvait le contraire. Soufflant bruyamment, elle était littéralement morte de fatigue.

Tenten : Temari ! Tu vas bien ?

         L’action qui suivit fut la plus explicite des réponses. Temari ferma les yeux, puis s’écroula sur son éventail. Ou plutôt dans le vide, car l’éventail en question voltigeait, emporté par le vent. La jeune fille tomba lourdement sur le sable. Son arme se posa à l’orée de la forêt.

Lee : Temari !

         Ils se précipitèrent autour d’elle. Lee et Tenten l’inspectèrent mais elle ne souffrait d’aucune blessure physique mises à part quelques égratignures. Neji activa son byakugan. Il parut soulagé.

Neji : Rassurez-vous, elle dort juste. Elle vient d’épuiser ses réserves de chakra.

Tenten : Mais je ne comprends pas… si elle est là, alors où sont Gaara et Kankuro ?

Neji : Ils arrivent.

         Le byakugan toujours activé, il regardait vers le large.

Neji : Ils sont encore loin, mais ils se dirigent vers nous. S’ils gardent cette vitesse, je pense qu’ils arriveront dans environ 15 minutes.

Tenten : Alors ne perdons pas de temps ! Ils doivent être aussi épuisés que Temari. Préparons-leur un déjeuner digne de ce nom. Je reste ici pour m’occuper du feu et de l’endormie.

Neji : Ça me va. Tu viens Lee ?

Lee : Affirmatif ! La jeunesse s’entraide !

Neji et Tenten échangèrent un regard. Il valait mieux ne rien dire. Même quand son sensei était absent, Lee était…Lee.

 

*  *  *

Kankuro : Et quand on s’est réveillés, c’était en pleine mer, au milieu de nulle part. On a aperçut la côte. Comme sa jarre et tout le sable qu’elle contenait avaient disparus, Gaara a utilisé celui de sa protection ultime pour nous transporter. Temari a prit son éventail.

         Il se tut. Le silence régna pendant un moment autour du feu.

         Quelques fruits, piqués en brochettes, achevaient de griller à la chaleur des flammes. L’obscurité les enveloppait de son fragile manteau noir. A l’orée de la forêt, les lucioles virevoltaient dans un ballet aussi magique qu’insaisissable.

 

         Lorsque Kankuro et Gaara étaient arrivés, ce dernier était tombé comme sa soeur, épuisé. Kankuro et Lee l’avaient remonté à l’ombre des arbres, à coté de Temari. Neji et Tenten pressaient des fruits pour en recueillir le jus. Ils n’avaient pas trouvé d’eau douce. Le reste de la journée avait été occupé à dresser un tapis de feuilles pour rendre la nuit plus confortable. Gaara et Temari ne s’étaient réveillés qu’au coucher du soleil.

Temari : Et vous ? Comment êtes vous arrivés ici ?

         Neji leur narra leur aventure en passant rapidement le sauvetage. Cela lui valu des coups d’oeils intrigués de Lee et Tenten, mais aucun commentaire. Puis la question fut finalement posée :

Gaara : Où sommes nous au juste ?

Tenten : Lee pensait à une île, mais il n’a pas eu le temps de nous expliquer.

Lee : Quand nous sommes arrivés ici, j’ai remarqué un changement de l’eau à une vingtaine de mètres de la plage. La température a augmenté presque d’un coup et la houle était comme cassée. Après, en regardant attentivement l’endroit depuis la plage, j’ai comprit. Il y a une barrière de corail qui protège la côte.

Gaara : Maintenant que tu le dis, ça me rappelle quelque chose. L’eau change de couleur à peu près à cette distance. Le bleu vert de l’océan devient turquoise.

Lee : Et le plus souvent, les barrières de corail entourent des îles. En plus, il n’y en avait pas le long de la côte des pêcheurs.

Tenten : Mais nous avons tous vu la carte de cet endroit : il n’y a aucune île qui y figure !

Une voix s’éleva derrière eux.

… : Il a raison, nous sommes bien sur une île.

Tous : Sasuke !?

         Debout dans l’ombre, Sasuke les regardait. Il paraissait en pleine forme, si l’on excluait le fait qu’il soit appuyé sur un bâton. Et ses vêtements déchirés. A sa gauche, Sakura était à peu près dans le même état, le sourire en plus. A sa droite, Naruto. Le visage resplendissant de joie. Ils s’avancèrent à la lumière du feu de camp.

Sasuke : Nous sommes arrivés ici il y a deux jours, en pleine nuit. Le lendemain, on a décidé de longer la plage pour rejoindre le village le plus proche. Ce matin, en voyant le soleil se lever à l’est, j’ai comprit le problème. On tournait en rond. Et j’en ai maintenant la preuve.

         Il se dirigea sous le couvert des arbres, arracha quelques feuilles à un buisson. Après les avoir attentivement examinées, il revint vers le groupe. Il les approcha du feu de façon à ce que chacun puisse discerner les taches rouges sur le vert des feuilles. Du sang séché.

Sakura : Mais c’est…

Sasuke : Ton sang. Oui. Ou le mien peut-être.

         Il se tourna vers ses compagnons.

Sasuke : Quand nous sommes arrivés, j’étais blessé, Sakura aussi. Evidemment cela a laissé des traces et il n’a pas plut. La forme de cette plage me disait quelque chose, maintenant j’en suis sûr. Nous avons tourné en rond.

Kankuro : Alors nous sommes bel et bien sur une île…

Neji : Mais attend, tu dis que vous êtes revenus à votre point de départ. Alors ça veut dire qu’il faut deux jours pour faire le tour de cette île ! Si elle est aussi grande, comment ce fait il qu’elle ne soit sur aucune carte comme le disait Tenten?

         Le silence s’abattit autour du feu. Personne n’avait la réponse à cette question. Un mystère qu’ils ne pourraient élucider qu’une fois hors de l’île.

 

* * *

Le lendemain, tout était décidé. Ils partiraient en radeau, tous les neuf, puis se sépareraient une fois la côte atteinte. Ils choisirent de se répartir les tâches pour avoir fini l’embarcation à la fin de la journée.

         Gaara, Lee et Sakura partirent en forêt pour sélectionner et couper les arbres. Temari avait voulu venir, argumentant sur son vent dévastateur, mais Neji l’avait vite contredit.

Neji : Justement, On n’a pas besoin que tu détruises la forêt. Tu pourrais même abîmer les troncs. Il faut sélectionner les arbres un par un.

 

         Lee désigna un des arbres, au tronc fin et solide.

Lee : Celui-là me parait être bien. Qui s’en charge ?

Gaara : Honneur aux demoiselles.

Sakura : Avec plaisir.

Sans se le faire dire deux fois, elle abattit son poing à la base du tronc. Un fracas épouvantable retentit dans la forêt et une secousse ébranla l’arbre. Il bascula en arrière.

En une fraction de seconde, Lee était déjà en dessous, prêt à réceptionner.

Lee : J’amène celui-là à la plage. Je vous laisse en chercher d’autres.

Sakura : Pas de problèmes.

Gaara : A mon tour.

Pendant que Lee disparaissait dans la forêt, son tronc sur l’épaule, Gaara se positionna devant un arbre, semblable au premier. Il ne se passa  d’abord rien, puis un craquement retentit. Doucement, la terre se souleva, et l’arbre avec. Les racines sortirent alors du sol et l’arbre tangua dangereusement.  D’un coup, la terre repris sa place. L’arbre tomba lourdement de l’autre côté.

Sakura : Pas mal. Mais je préfère ma méthode.

 

* * *

         Kankuro et Tenten avaient été chargés de réunir suffisamment de lianes pour assembler les rondins. La tâche était loin d’être aisée. Comme pour les arbres, il fallait sélectionner les plus résistantes et garder le plus de longueur possible.

         Kankuro avait perdu ses marionnettes en mer et les armes de Tenten avaient disparus  à son réveil. Aussi en mer, sûrement. Ils n’avaient pas le temps de se fabriquer un silex. Cela compliquait la tâche, mais ne la rendait pas impossible.

         Ils sautaient de branche en branche, cherchant les lianes correspondant à leurs critères. Le marionnettiste avait enroulé celles déjà trouvées autour de ses épaules et de taille. Il s’arrêta sur une branche, le bras en l’air.

Kankuro : Celle-ci me parait solide.

Tenten : Ok. Je vais la chercher.

         En un bond, elle atteignit une branche, juste en dessous de l’origine de la liane.

D’un geste vif, elle abattit le tranchant de sa main. Empoignant le bout inférieur, elle entreprit de dérouler la liane du tronc. Elle revint vers Kankuro.

Tenten : Et une de plus ! Où est la suivante ?

         Kankuro s’esclaffa. D’un rire franc, irrépressible.

Kankuro : Tu veux me tuer ou quoi Tenten ? Je sais que je suis extrêmement fort. Mais même un géant a ses limites. Si on allait déposer celles-là avant d’en prendre d’autre ?

         Tenten joignit son rire au sien. Elle répliqua sur un ton un peu moqueur :

Tenten : Mais bien sûr Monsieur Le Géant ! Mais vos super capacités tiendront-elles jusqu’à la plage ?

Kankuro : Mademoiselle, vous oubliez que je ne suis pas seul. Je serais heureux de partager mon fardeau avec vous.

         Entraînés par un rire sans fin, ils firent demi-tour.

 

 * * *

Naruto : Kage Bunshin no Jutsu!

         Juché sur une souche, il s’adressa à ses clones.

Naruto : Bon les gars, on va se séparer. Vous, vous allez dans le bois ramasser des baies comestibles. Les autres vous attrapez ce qui tombe. Comprit ?

         Les clones s’exécutèrent, et non pas dans le désordre le plus complet comme s’y attendait Temari, mais avec discipline et joie.

Elle déplia son éventail.

Temari : Prêt ?

Naruto : Prêt !

         Elle abattit son éventail vers le ciel. Avec retenue.

         Un puissant vent vint secouer les feuilles des arbres. Quelques secondes plus tard, des taches noires chutaient des cimes. Des fruits.

Les clones se précipitèrent.

         Ils recommencèrent plusieurs fois puis réunirent leur récolte. Ils avaient largement assez. Devant eux, dans des paniers de feuilles improvisés, s’étalait non pas leur repas du soir, mais celui des jours à venir. Ils en auraient besoin sur le radeau. Surtout en plein soleil.

 

* * *

         La nuit était tombée. Réunis autour du feu de camp, ils planifiaient leur sortie de l’île, mangeaient et riaient ensemble. La joie de se retrouver avait fait disparaître la pression due à l’épreuve. Mais dès le lendemain, ils se retrouveraient en compétition. Ils partaient à l’aube.

 


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